J'écoute : Charlie Parker
Je lis : Lucien Cerise
Je bois : Du vin rouge
Je pense : à moi
Je rêve : de lui
(mis à jour jeudi 24 mai 2007 à 21:45)

11/05/2007

11/05/07 - 20:43

Lemmings

Les Français élisant leur président.

09/03/2007

09/03/07 - 21:55

Forest

Forest Whitaker me trouble. Voilà c'est avoué.

Je l'ai vu cette semaine dans "Le dernier roi d'Écosse" et bien sûr, il crève l'écran comme on dit. Mais au-delà de la performance d'acteur (cela dit, qu'un acteur "joue bien", ça me semble la moindre des choses. Après tout, moi je fais bien mon métier mais je n'ai pas d'oscar à la clé !), ce qui m'a tout de suite frappé, dès sa première scène, c'est sa ressemblance avec E., "l'ex-homme-de-ma-vie". Pas une ressemblance physique au sens strict du terme mais il y a quelque chose dans la physionomie générale, dans le regard de cocker battu, dans le sourire entier ou un peu triste, dans les paupières lourdes, etc. de Forest qui m'a tout de suite interpellé.

C'est drôle, ça faisait longtemps que j'avais cessé de penser à E. Mais le petit tour que m'a joué bien involontairement Forest continue de creuser son sillon et de réveiller des souvenirs. Ca n'est pas désagréable en fait: ça fait longtemps que j'ai dépassé cet épisode et ça me permet de voir le chemin que j'ai parcouru en un an et demi. Finalement, c'est un long chemin !

J'ai décidé de poursuivre cette plongée dans les souvenirs en regardant d'autres films dans lesquels joue Forest Whitaker. Hier, c'était le tour de "The crying game": la ressemblance m'a paru encore plus flagrante. E. (tel que je l'ai fantasmé à une époque, sans doute pas le vrai) aurait pu être ce soldat amoureux et un peu insouciant qui révèle sa gravité et sa joie de vivre avant de mourir.

Cet après-midi, petit surf sur Amazon: j'attends Bird, Ghost Dog et Phone Game.

02/03/2007

02/03/07 - 23:17

Bauer

Y a pas à dire, Jack quand il pleure, moi je craque.

26/02/2007

26/02/07 - 21:17

chapeau bas

Quelqu'un quelque part a consacré trois années de sa vie à rédiger une thèse sur "Les éducateurs sportifs voile : dynamiques identitaires au travail et construction d'un monde pour soi dans une activité professionnelle transitoire". Il y a parfois des actions tellement gratuites qu'on ne peut que s'incliner...

06/02/2007

06/02/07 - 23:54

haïku (4)

Mon regard se brouille
La peinture de son sourire
Me pique les yeux.

05/02/2007

05/02/07 - 00:37

haïku (3)

Ah ! ce fol espoir
Placé en mon petit sein
Tu as ravagé !

01/02/2007

01/02/07 - 22:34

Confession

Je suis stone et je regarde le dernier concert de Madonna. C'est bon parfois de s'abêtir.

30/01/2007

30/01/07 - 22:29

haïku (2)

Ses lèvres si douces
Sur le rebord de la tasse
J'ai pu embrasser.

28/01/2007

28/01/07 - 21:36

haïku

Le cou blanc comme neige
Qui jaillit du col ouvert
Ma main le caresse !

09/01/2007

09/01/07 - 23:59

Pipotron

Je cherche donc un nouveau job depuis quelques semaines. Et, une fois de plus, je suis absolument consterné par la médiocrité des annonces auxquelles je réponds, toutes écrites sur le même modèle et employant toutes les mêmes expressions à la mode dans ce monde superficiel des ressources humaines. J'aimerais bien savoir quel est le premier crétin français qui a utilisé le mot "proactif" pour décrire le profil qu'il recherchait. J'espère que depuis il est mort dans d'atroces souffrances.

"Force de proposition". Existe-t-il plus consternant que cette expression? Elle me donne envie de fermer les yeux et de ne plus me réveiller. En plus, sur le fond, franchement, quel recruteur avouerait être à la recherche d'une personne qui n'aurait aucune idée et ne prendrait aucune initiative? (De toute façon, il aurait trop peur qu'un tel profil prenne sa place.) Et quand on est DRH et qu'on déclare rechercher quelqu'un qui est autonome ET qui aime le travail en équipe, est ce que ça n'est pas un signe qu'on vient de subir une lobotomie complète? Je passe bien sûr sur ceux qui cherchent des jeunes avec dix années d'expérience. Ou sur les faux intitulés de poste qui permettent de contourner les conventions collectives et de proposer des salaires risibles ("Mais non coco, tu n'es pas chef de projet, tu es cor-rec-teur, relis bien le titre de l'annonce, pas son contenu").

Il y a cinq ans, j'étais dans une situation équivalente, même si l'urgence était plus palpable qu'aujourd'hui: j'étais au chômage alors qu'aujourd'hui, je m'emmerde ! Je me présente aux entretiens plus sereinement vu que je n'ai pas vraiment besoin d'un job, j'en ai déjà un ! À l'époque, je sortais d'un long CDD (qui avait été renouvelé) dans une des plus, sinon la plus, connues maisons d'édition de Paris. On ne m'avait pas proposé de rester mais je n'en étais pas mécontent vu les rapports plus que distants que j'entretenais avec ma boss. Quelle hypocrite celle-là ! "Ne vous inquiétez pas Nicolas, je vais m'occuper de vous et faire jouer mes contacts." Still waiting Françoise...

Quelques semaines, et quelques candidatures spontanées, plus tard, j'ai été convoqué à un entretien dans une petite maison d'édition dont je trouvais le catalogue assez riche et intéressant, notamment en sciences humaines et en histoire. Depuis, ils ont un peu investi la littérature, notamment étrangère, et leur catalogue est toujours aussi riche même s'il manque un peu d'originalité, vu qu'ils publient surtout des traductions. L'entretien a duré à peine cinq minutes: je me suis retrouvé en face d'une minette plus jeune que moi qui a eu le culot de me proposer un ... stage alors que j'avais huit ans d'expérience derrière moi, soit, sans aucun doute, plus qu'elle. Je lui sais quand même grè d'avoir eu l'air gêné quand elle a formulé sa proposition. Bien sûr, je lui ai répondu tout de suite que ça ne m'intéressait pas et que ça n'était pas vraiment ce que je déclarais rechercher dans la lettre que je lui avais adressée. Mais je suis resté poli et encore aujourd'hui, je regrette de ne pas lui en avoir collé une !

Un changement positif quand même par rapport à cette époque finalement toute proche: rares sont désormais les annonces qui exigent une réponse sous forme de lettre manuscrite alors que pendant longtemps, la graphologie était une habitude inepte bien ancrée chez les recruteurs français. Quand j'étais plus jeune, je me pliais à cet exercice stupide. Pas le choix tellement cette exigence était répandue ! Aujourd'hui, je ne réponds plus aux rares annonces qui la formulent: l'idée me semble aussi farfelue que si on me demandait mon signe astrologique et mon ascendant.

Heureusement, internet et le mail sont passés par là !

05/01/2007

05/01/07 - 22:44

Une dépêche AFP - Exercice de style

Blanc-Neige est réveillé
[05/01/2007 22:22]

FAIRYLAND (AFP) - Tombé dans un profond sommeil il y a plus de cent ans, Blanc-Neige s'est réveillé, aujourd'hui, vendredi 5 janvier 2007, vers 20h. Un baiser du Prince charmant a ramené le jeune homme à la vie. Aussitôt la nouvelle connue, les nains du monde entier sont descendus dans les rues pour manifester leur joie.

Blanc-Neige s'était brusquement endormi après avoir croqué dans une pomme empoisonnée. Le fruit lui avait été offert par le Roi, grimé en vieux marchand.

Blanc-Neige était alors installé chez les Sept Nains. Ils l'avaient recueilli dans la forêt après sa fuite du Château royal. Il venait d'échapper à une tentative d'assassinat commandité par le Roi.

Ce dernier était jaloux de la beauté du jeune homme. Car, longtemps, le Roi avait été la plus belle créature sur terre. Mais un matin, son miroir lui avait révélé que la beauté de Blanc-Neige supplantait désormais la sienne. Il était alors rentré dans une colère noire.

Blanc-Neige s'était parfaitement intégré à la vie dans le forêt avec les Sept Nains. Il s'occupait de leur foyer pendant que ces derniers travaillaient à la mine. Il leur mitonnait de délicieux plats et décorait leur chaumière de fleurs fraîchement cueillies dans les clairières voisines.

L'acte vengeur du Roi avait mis un terme brutal à la félicité de ce ménage à huit. Terrassés par le chagrin, les Sept Nains avaient installé le corps de Blanc-Neige dans un cercueil de verre au milieu de la forêt. C'est là que le Prince charmant l'a découvert ce soir.

03/01/2007

03/01/07 - 21:53

So cliché

Je me fais couler un bain. J'ai vidé dans la baignoire le fond de ma bouteille de gel douche Terre d'Hermès. J'ai installé dans la salle de bain le chandelier à neuf branches de chez Habitat que j'ai eu à Noël. Je me suis préparé un verre de Martini dans les verres à Martini de chez Habitat que j'ai eus à Noël aussi. J'ai glissé un CD de Perry Blake (California) dans le lecteur. Je ne sais pas encore ce que je vais lire; il me reste quelques minutes pour décider.

03/01/07 - 18:04

Fishing

Demain je reprends le boulot après cinq jours de glande totale passés pour l'essentiel devant ma télé (notamment les 11 premiers épisodes de la saison 3 de Desperate Housewives, miam...). J'ai envie d'y retourner comme de me pendre... Je n'ai pris qu'une seule résolution pour 2007: inonder Paris de candidatures spontanées ! Dans le tas, quelqu'un finira bien par mordre à l'hameçon.

02/01/2007

02/01/07 - 17:17

Dalmatien


Depuis quelques mois, j'ai un fantasme: avoir un dalmatien. Je ne sais pas trop d'où me vient cette lubie d'autant que je ne me décrirais pas spécialement comme un amoureux des animaux... Après une expérience malheureuse avec un garçon qui possédait un cocker particulièrement envahissant, j'avais même décrété que plus jamais je ne fréquenterais de propriétaire de chien. De chienne surtout: le sang menstruel sur les draps, désolé mais non merci, j'ai déjà donné !
E. et son labrador ayant succédé à C. et son cocker, j'ai finalement mis un peu d'eau dans mon vin. Je trouve même désormais que certaines espèces de chien ont quelque chose d'attachant. Je ne parle évidemment pas de tous ces roquets envahissants et hargneux, dont les vieilles dames aux cheveux bleus aiment à s'entourer: la teckel attitude, c'est pas mon truc.
D'où l'option dalmatien: c'est beau, c'est classieux, c'est rare (question à développer peut-être une autre fois: serais je snob?). Enfin, en tout cas, à Paris, on n'en croise pas souvent: j'en ai vu deux au cours des derniers mois alors que j'ai croisé un nombre beaucoup plus important de labradors par exemple.
En septembre, j'ai passé quelques jours en Andalousie avec mon frère, la première personne à qui j'ai fait part, sur un ton désinvolte, de ce nouveau fantasme: en deux jours, à Tarifa et à Séville, nous avons croisé cinq dalmatiens. J'avoue que je n'étais pas loin d'y voir un signe. D'autant qu'à l'époque, je lisais un roman policier de Dominique Sylvain (très sympa d'ailleurs; les intrigues ont Paris pour cadre, notamment le 10ème arrondissement) et qu'un des personnages secondaires, un psychanalyste, était l'heureux propriétaire d'un, ô surprise, dalmatien... Mais mon côté terre à terre a vite repris le dessus et je ne vois plus désormais dans cette avalanche de dalmatiens andalous qu'une coïncidence.
De toute façon, il me faut être lucide: j'habite un certes sympathique et confortable deux pièces de 46 m2 mais cet espace n'est hélas pas suffisamment spacieux pour que j'y cohabite avec un animal. Et je me vois mal promener le canidé en question en rentrant du taff certains soirs à 21h... Sans parler de la demi-heure de sommeil que je serais obligé de sacrifier pour assurer la promenade du matin.
La solution serait bien sûr d'emménager dans un appartement beaucoup plus grand. Je peux donc consacrer 2007 à rechercher un emploi plus rémunérateur (c'est prévu d'ailleurs, faut que je quitte cette agence, ils me rendront dingue. Mais je m'égare...) ou un schmoopie au(x) compte(s) en banque bien fourni(s). Il faudrait aussi qu'il ait envie d'un dalmatien et, idéalement, qu'il possède une grande voiture et une maison à la campagne pour les week-ends. Mais hélas, si je reste bloqué sur ces derniers critères, ma quête de l'homme idéal (aheum) relèvera de la mission impossible alors qu'elle n'est déjà pas si simple que ça !
Finalement, le mieux sans doute, c'est que je mette de côté cette idée "Dalmatien". Quitte à la ressortir un peu plus tard...

20/09/2006

20/09/06 - 15:19

Idée pour faire avancer la cause des piétons à Paris

Installer, à côté de chaque feu, une pile de pavés dans laquelle le piéton, qui aura manqué de finir sous un véhicule passant au rouge, pourra piocher l’instrument de sa vengeance et le jeter – violemment tant qu’à faire – sur le pare-brise de l’impétrant. Bien sûr, cette option est également valable pour les cyclistes qui ont généralement l’air de penser que le code de la route ne leur est pas applicable.

06/09/2006

06/09/06 - 21:46

Intervention

I got to save my baby
Because he makes me cry
I got to make him happy
I got to teach him how to fly
I want to take him higher
Way up like a bird in the sky
I got to calm him down now
I want to save his life

29/08/2006

29/08/06 - 00:18

J'avais oublié de titrer...

J'ai vu Madonna hier, je pars cinq jours à Séville demain. D'accord j'ai pas de mec mais cette semaine, j'me plains pas trop!

28/08/2006

28/08/06 - 20:49

"Sans prise de tête"

On me jugera sans doute sévère, voire prétentieux, mais globalement, j'ai été déçu par les sites de rencontre : j'ai parfois l'impression qu'ils constituent le royaume du conformisme. La plupart des mecs s'imaginent que publier une pauvre annonce bâteau de trois lignes criblées de fautes d'orthographe accompagnée d'une photo microscopique et d'exigences qu'ils n'ont visiblement pas les moyens d'avoir suffit pour rencontrer l'âme soeur.

Quand il y a une photo d'ailleurs... Quel intérêt de passer une annonce sans photo(s)? Ou alors avec une photo à contrejour qui laisse vaguement deviner un profil qui se voudrait ténébreux? Si on a vraiment envie de la rencontrer cette putain d'âme soeur, autant jouer le jeu jusqu'au bout.

Autre travers qui m'énerve (mais c'est personnel): l'utilisation de deux expressions qui me hérissent également: "sans prise de tête" et "hors milieu".

"Hors milieu" donc. Je suis sans doute un peu dur mais je vois dans cette expression une intériorisation de l'homophobie latente de notre société (oui je sais c'est pompeux). Bien sûr, je n'ai pas envie de passer ma vie dans les bars du Marais (j'imagine que c'est ça le "milieu" en question) mais qui le fait vraiment ? Il ne s'agit pas de s'enfermer dans le "milieu" (mais si certains choisissent cette voie, pourquoi les blâmer de trouver là la sécurité et la convivialité que nous cherchons tous?) mais ce "milieu" constitue une espèce d'oasis dans laquelle je suis bien content de pouvoir me rendre à l'occasion.

"Sans prise de tête": que dire sinon que cette expression est affligeante de bêtise. Visiblement la maman des garçons qui la prisent a oublié de leur expliquer que la vie était loin d'être un long fleuve tranquille. Et puis, il faut l'avouer, les gens qui ne se prennent jamais la tête sont insipides non?

23/08/2006

23/08/06 - 06:41

Back in business

Cela va faire trois ans que je suis un adepte des sites de rencontres ce qui m'a permis de faire la connaissance de quelques garçons plus ou moins intéressants. J'ai même rencontré, sur un site à vocation plus charnelle que spirituelle je dois bien l'avouer, un garçon avec qui j'ai d'abord passé un fort agréable moment...

Ce qui ne devait être au départ qu'une simple séance sexuelle s'est transformée, au fil des semaines puis des mois, en une relation suivie faite d'affection mutuelle, d'acrobaties régulières, de conversations passionnantes et de dîners ou de brunchs fort appréciables. Puis cela a tourné au désastre total et sans appel pour moi puisque, voilà près d'un an, ce garçon, que nous appellerons l'Espagnol mythomane afin de préserver son anonymat, a rencontré un autre garçon, de dix ans plus jeune que moi (ça n'a sans doute aucune espèce d'importance mais ça n'a certainement pas rendu la pilule plus facile à avaler), dont il est tombé illico presto amoureux. L'Espagnol mythomane m'a avoué son forfait au moment même où je comprenais que j'étais moi amoureux de lui (c'est un peu de ma faute aussi; il m'aura quand même fallu neuf mois avant de capter !).

Bien sûr rien de plus banal qu'un chagrin d'amour, c'est un peu un passage obligé dans la vie. Mais c'est quand même une putain de saloperie. Ce n'est qu'au bout de six mois d'excès en tous genres (alcool, xanax, jeûne, longues marches solitaires et zombiesques dans Paris, nuits blanches devant mes DVD des Golden Girls ou le télé-achat de RTL 9, etc.) que j'ai émergé du gouffre dans lequel j'avais sombré au grand dam de ma pov maman qui s'est fait bien du souci pour son petit chaton.

Mais ça y est, je suis guéri ! Depuis quelques mois déjà. Tellement guéri que me revoilà sur tous les fronts prêt à commettre de nouveau les mêmes erreurs, incurable romantique que je suis ! Eh oui, j'y crois de nouveau. Encore plus fort qu'avant si c'est possible.

Je suis venu, j'ai vu, j'ai été vaincu mais pauvre imbécile que je suis, je suis remonté en selle. Pour le meilleur et pour le pire...

23/08/06 - 05:02

Susie

Premier article... Il sera court: je découvre le site, il est 5 heures du matin et je n'arrive pas à dormir ! Je viens de revoir Susie et les Baker Boys, un joli film, attachant, avec en prime une BO charmante. Je ne suis pas certain que je vais réussir à me livrer autant que je le voudrais ou que je le devrais si je souhaite attirer l'attention de quelqu'un ! Mais je vais essayer...